La preuve du harcèlement moral a bien été démontrée. Hier, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné la société DHL Express à Vénissieux à 15 000 euros d'amende et l'un de ses cadres, Eric G., à 3 000 euros d'amende pour des « agissements répétés » de harcèlement moral entre 2005 et 2007. Les deux parties reconnues coupables des faits devront payer solidairement 23 500 euros de dommages et intérêts pour l'ensemble des parties civiles. Les peines sont inférieures aux réquisitions, qui s'élevaient respectivement à 25 000 euros et 5 000 euros d'amende, mais restent « très satisfaisantes » pour le représentant des trois victimes, Me Alain Duflot.
« J'espère que cette décision fera jurisprudence et montrera aux sociétés qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec les humains », a déclaré l'avocat à proximité de membres du comité d'entreprise de DHL émus « d'avoir gagné la bataille ». Il était reproché à Eric G., responsable du service de fret européen, d'avoir notamment instauré un « climat de pression » ou tenu des « propos insultants » en appelant ses employées « les femelles ». D'ordinaire, ces faits sont jugés devant les prud'hommes. Mais alerté par l'Inspection du travail, le procureur de la République de Lyon avait décidé de renvoyer le dossier DHL en correctionnelle.
VU sur internet
Ma petite entreprise ne connaît pas la crise !
Les Picardes et les Picards tant en 2008 qu’en 2009 ont subit la crise de plein fouet : fermetures d’entreprises, délocalisations, chômage, endettement, maladie, etc. n’ont eues de cesse de progresser dans notre Région.
Pour autant, certains ont continué de dépenser sans compter, le rapport de la chambre régionale des comptes de Picardie, la lettre du vice président Arnaud CARON, le fait pour le président C. GEWERC de ne pas vouloir débattre et proposer au vote un budget pour 2010 ne viendra pas nous contredire.
Encore un exemple des dépenses qui auraient pu être évitées, nous allons siéger en session du conseil Régional de Picardie le vendredi 27 novembre 2009. Dans les quelques dossiers, nous seront amenés à prendre ACTE du rapport n°0202-08-1 dit « Article 28 » !
Cela concerne l’information relative aux marchés (inférieur à 206 000 € HT) passés par le Président du Conseil régional de Picardie, au cours de l’année 2008.
Depuis des années, le groupe Communiste et Républicain dénonce l’utilisation de l’argent public qui est faite pour les cigares, les grosses voitures, les frais de réceptions exorbitants, les déjeuners dits « de travail », les frais de carburant, etc.
Comment ne pas être écoeurés alors que nous avons en tant qu’élu-e-s des indemnités pour nous dédommager des frais inhérents au bon déroulement de notre mandat, de voir 51 000 euros soit plus de 334 000 francs, être dépensés en déjeuners dits « de travail » dans les restaurants (environ 90% des dépenses sont dans les restaurants d’Amiens), alors qu’il existe une restauration (gratuite) au Carré de la République (qui a été achetée 1 million d’euros) à Amiens.
Nous n’y avons jamais mis les pieds, nous nous payons nos repas et nos boissons….
Comment le vice président (vert) en charge des finances, peut-il faire un courrier pour alerter sa majorité des problèmes financiers de la Région et vouloir malgré la crise en Picardie, imposer le 27/11/09 en session de faire voter la TIPP régionale 2010 (Taxe intérieure sur les Produits Pétroliers), (ils ont inventé la Taxe Carbone avant SARKOZY) au plafond, alors que les ouvriers de notre région font le plus grand nombre de kilomètres entre le domicile et le lieu de travail des régions de France récupérant ainsi plus de 20 millions d’euros et dans le même temps accepter que nous puissions dépenser avec les véhicules de la Région plus de 185 000 euros (environ 1 213 000 francs) en carburant pour la seule année 2008 !
Les Picardes et des Picards ne peuvent pour certains acheter un véhicule, la Région en achète pour 129 875 € en 2008!
Nous ne calculons même pas l’explosion du budget sur la communication, pour ne pas dire « la sur-communication » !
La fin du mandat, aura été laborieuse pour cette majorité, il faudrait penser à redescendre sur terre…….ce qui ne sera pas facile, vu qu’ils ont acheté une montgolfière en 2008 pour 80 267 €, l’altitude, le manque d’oxygène explique peut-être ce comportement désinvolte de la gestion des deniers publics ?
Nous dénonçons encore et nous le ferons à chaque fois que nécessaire car nous ne pouvons tolérer ce train de vie princier, alors que les Picardes et les Picards souffrent !
Jean-Luc BELPAUME
Député suppléant
Conseiller Régional de Picardie
Selon certaines sources bien informées, un sondage aurait été commandé sur les intentions de vote des Picards à la prochaine régionale. Il est probable que celui-ci soit publié prochainement.
Sous toutes les réserves à prendre les résultats seraient les suivants :
UMP Mme Cayeux : 30% ---PS M. Gewerc : 22%--- Verts : 16% ---
Colère et espoir M. Gremetz : 12%---
FN : 8%--- Front de gauche : 4%--- NPA : 4%--- Modem : 4%.
Si ce sondage se confirmait cela signifierait que la liste de large rassemblement conduite par un communiste (en l’occurrence Maxime Gremetz dans le sondage) réaliserait un meilleur score qu’en 2004.
Si les deux listes celle de Maxime Gremetz et celle du Front de gauche s’unissent et dans les meilleurs des cas si le NPA rejoint aussi le rassemblement celui-ci se concrétiserait par une possibilité pour la gauche non socialiste de réaliser un très bon score au delà de 20% voire de dépasser le parti socialiste en créant une dynamique de très large rassemblement à gauche et d’emporter l’exécutif de cette région au deuxième tour.
La Picardie doit être suivie de très près car la campagne qui va s’y mener risque d’être très dynamique notamment dans les entreprises et les milieux populaires étant donnée l’émulation à gauche !
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Bellaciao
http://bellaciao.org
Jean-Luc BELPAUME, Député Suppléant, Conseiller Régional de Picardie, a tenu par sa présence à réaffirmer son entier soutien et celui de Maxime GREMETZ Député de la Somme retenu à l’Assemblée Nationale, aux salarié-e-s et leur syndicat CGT de Goodyear Amiens réunis devant le site ce jour.
Ils ont raison et nous les soutenons dans leur volonté de voir sauver la totalité des emplois.
Comme eux nous sommes stupéfaits qu’un repreneur potentiel de l’activité agraire puisse conditionner une reprise que si « un plan social » avait lieu au préalable dans l’activité tourisme !
Cela est inadmissible, nous saisissons le Ministre du Travail et la Direction de TITAN ce jour, afin que des réponses claires soient apportées aux salarié-e-s et au syndicat CGT.
Maxime GREMETZ
Député de la Somme
Conseiller Régional de Picardie
Jean-Luc BELPAUME
Député Suppléant
Conseiller Régional de Picardie
Tomber sur la tête ! ! !
Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers.
1. Le développement d'un sentiment de confiance, voire de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs.
2. L’agresseur doit être capable d'une conceptualisation idéologique suffisante pour pouvoir justifier son acte aux yeux de ses victimes.
Les Français seraient-ils frappés par ce syndrome ?
Au vu des différents résultats d’élections partielles en France en ce moment (législatives, cantonales, etc.), l’UMP à la solde du grand SARKOZY arrive encore à faire des voix et obtenir des élu-e-s.
L’analyse du syndrome est très claire, il s’applique au Peuple de France et à ce gouvernement qui agresse la classe ouvrière, les plus démunis, nos acquis sociaux, nos services publics, etc., nous sommes les otages du libéralisme, de ce président omnipotent qui plonge des millions de Français dans la misère, sans pour autant voir le plus grand nombre sortir dans les rues pour le virer !
Mon analyse vaut ce qu’elle vaut, mais il me faut bien essayer de comprendre pourquoi rien ne se passe, pourquoi cette classe ouvrière, tous les « sans » qui font le plus grand nombre en tant qu’électeurs ne vont pas voter et ou pour certains voter pour des candidats UMP ?
Bien entendu la « gauche » est exsangue, préférant la lutte des places à celle des classes, mais pour autant rien n’est figé, il faut investir les partis, changer les habitudes, ne plus subir, mais être partie prenante de la vie de son parti, les adhérents doivent reprendre la main et se donner les moyens pour construire rapidement une alternative à l’UMP et à SARKOZY.
Sinon dans quelques mois nous n’aurons plus rien, si ce n’est que nos yeux pour pleurer et notre mémoire pour nous rappeler le temps des avantages, des acquis sociaux…du bon temps des parents, des grands-parents qui se sont battus pour nous, pour notre avenir, tous les acquis que nous laissons dilapider par les amis du grand capital !
Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner. Unissez-vous ! (Karl MARX)
En colère, mais plein d’Espoir.
Jean-Luc BELPAUME
Honteux !
Le ministre du Budget Eric Woerth a estimé que ce serait une "mesure de justice" d'imposer les indemnités journalières versées aux salariés victimes d'accidents du travail !
Ce qui serait juste c’est que ce gouvernement démissionne, avec Sarkozy dans ses bagages.
L’employeur est le seul fautif de l’accident du travail, n’oublions pas de parler des salarié-e-s qui ne déclarent pas l’accident par peur des reproches, des sanctions, etc. (précaires, CDD, intérimaires…)
Cadences infernales, machines en mauvais état, manque d’hygiène, de sécurité, etc. la liste étant longue et non exhaustive chacun pourra la compléter.
Etant responsable, il serait juste que l’employeur doive maintenir le salaire, paie les cotisations sociales, les actes médicaux (visites, scanner, etc.), qu’il paie des amendes lourdes pour ne pas avoir respecté ou fait respecter les consignes de sécurité, ou mis les machines aux normes, etc.
Nous subissons, pour certains handicapés à vie, licenciés pour inaptitude, etc. et en plus faudrait dire merci en étant imposé sur les indemnités journalières, de la pure folie.
En n’attendant aucune taxe sur les revenus financiers, etc. !
Ils pensent peut-être que nous le faisons exprès ?
A ceux qui ont une conscience, je dirais une chose « vous devez le regretter le jour où vous avez voté pour ce chef d’Etat » ?
La lutte doit continuer et s’amplifier, dans et à l’extérieur de nos entreprises.
Jean-Luc BELPAUME
Député suppléant
Conseiller Régional de Picardie
Salarié et syndicaliste
JUSTICE - Eric G., responsable d'un service export
chez DHL, avait pris l'habitude de désigner les employées femmes qui travaillaient sous ses ordres par le terme "femelle". Parfois aussi, il disait "la grosse" quand il
s'adressait à l'une d'elle. Voire "grosse conne", lorsqu'il était énervé. "C'est sûr, j'ai pas toujours brillé par ma finesse. Mais j'appelle pas ça du harcèlement". Eric G.
n'en a pas démordu ce jeudi devant la 5è chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Lyon. C'est pourtant bien pour "harcèlement moral" que le Parquet de Lyon a décidé de poursuivre
ce cadre de 47 ans, suite à un signalement de l'Inspection du travail, qui faisait lui-même suite à un rapport
accablant d'une société d'audit...
Dans ce rapport, sont décrits des employés psychologiquement à terre, humiliés devant leurs collègues, arbitrairement relégués à des tâches qui ne correspondent pas à leur poste, etc. Trois
anciennes employées, soutenues par la CGT, se sont constituées parties civiles. Il est assez rare que ce type d'infraction arrive jusque devant une cour pénale, tant la qualification des faits
est difficile à établir. Il est encore plus rare que l'entreprise soit également poursuivie. Aux côtés d'Eric G., la société DHL, géant mondial du fret, a du répondre du même chef
d'accusation…
Harcèlement. Personne, ni sur le site de Vénissieux (Rhône), ni à la direction France de DHL, n'a jamais demandé à Eric G. de traiter à la dure les employés qu'il avait sous sa
responsabilité. Jamais ce responsable self-made-man, qui a gravi une à une les marches de sa société, n'a été formé à des techniques managériales prônant l'humiliation et la brimade du salarié.
Et pourtant, le dossier qu'a eu à examiner aujourd'hui le tribunal de grande instance de Lyon en dit beaucoup sur les mille et unes façons que peut avoir la violence de rentrer et de s'installer
confortablement dans l'entreprise. Sans que l'auteur de ces faits n'en soit inquiété. Et sans que la société ne s'inquiète pour ceux qui en sont les victimes.
Car si personne, au sein de la hiérarchie de DHL n'a demandé à Eric G. d'employer de telles méthodes, personne non plu ne l'a sanctionné. Or, "l'entreprise avait connaissance de ces
faits", a fustigé la procureure à l'audience, rappelant que selon le code du travail, "l'employeur a le devoir de prendre toutes les dispositions pour prévenir tout harcèlement
moral". Ce qui, selon elle, n'a pas été fait. "C'était la parole des uns contre celle de Monsieur G., l'entreprise ne pouvait donner plus de crédits à certains qu'à d'autres",
répond M° Philippe Benamou, l'avocat de DHL, pour qui il n'y avait pas harcèlement constitué, donc pas matière à intervenir.
Pourtant, dans la procédure, apparaissent des témoignages et des courriers émanant de cette hiérarchie où il est clairement fait état du comportement d'Eric G. Les manières du manager du service
EuroConnect ne passent pas inaperçues. Un supérieur racontera ainsi aux policiers qu'il avait vu à plusieurs reprises des employés arriver en larmes dans son bureau. "Ce qui m'a plus choqué,
c'est que la direction était au courant, mais qu'elle fermait les yeux. C'était totalement décourageant pour les salariés", est venu expliquer à la barre une des auteurs du rapport externe
commandé par le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité, et des conditions de travail). "Au service des RH, on nous a dit que les personnes qui se disaient harcelées étaient des personnes
fragiles". Elle raconte les employés en pleurs qui ont peur de témoigner. les "injures", "la réduction permanente de la personne". Elle raconte qu'à un moment, durant leur
audit, Eric G. a oublié qu'elle et son collègue étaient là. "Nous avons alors assisté en direct à la façon dont il pouvait parler aux salariés". A la barre, elle perd son sang
froid, ajoutant : "Ça aurait été moi, je lui aurait mis mon poing dans la gueule".
Rentable. Après le rendu de ce rapport en novembre 2006 (qui conduira l'inspection du travail à signaler le dossier à la Justice), la direction de DHL commandera elle-même une
contre-expertise à une autre société d'audit. Qui, elle, conclura simplement à une gestion trop "paternaliste". Parallèlement, la direction envoie un courrier à Eric G. avec une
"mise en garde très sérieuse" et lui demande de mettre fin à ses agissements "s'ils sont avérés". "Etant donnée la gravité des faits, une sanction disciplinaire aurait été
justifiée. En n'agissant pas, DHL a laissé se développer une situation de harcèlement", estime la Procureure. Selon elle, et c'est aussi l'analyse faite par la co-auteure du premier rapport
transmis à l'inspection du travail, Eric G. n'aurait pas été inquiété "tout simplement parce qu'il était rentable".
L'intéressé, lui, ne voit pas où est le harcèlement. Il ne sait visiblement pas non plus ce que c'est. A la barre, il répète que le travail était "dur", que ses méthodes "n'étaient
peut-être pas les bonnes", mais que "la pression fait partie du boulot". A l'audience, à plusieurs reprises, le Président interroge Eric G. "Vous rendez-vous compte des effets
de votre comportement sur ces personnes ?" "Pourquoi parlez-vous comme ça aux gens ?" A quoi cela vous servait-il ?" Mais Eric G. semble ne pas comprendre. Il répond : "C'est comme
ça, c'est pas un boulot facile", "Faut être motivé dans ce type de travail". Il explique que les gens sont plutôt mieux payés qu'ailleurs dans son service. Que lui est là "tous les jours
de 7 heures du matin à 22 heures le soir". Répète qu'il avait de très bons résultats. Il ajoute : "J'ai signé des contrats de travail, pas des contrats de
convivialité".
Vomissements. Les deux ex-salariées parties civiles présentes à l'audience ont encore du mal à reparler des "méthodes" de leur manager. A la barre, Ségolène et Magdalena expliquent
comment Eric G. et son assistante (venue le soutenir au procès) envoyaient des mails à tout le service pour signaler la faute d'untel ou d'unetelle, imposaient des horaires impossibles le soir à
une jeune mère de famille, insultaient les uns ou les autres. Particulièrement les femmes, dites alors communément "les femelles". Les deux jeunes femmes racontent les maux de
ventres, les vomissements avant de venir au bureau le matin, les insomnies, l'angoisse permanente...
La procureure de la République a requis 5.000 euros d'amendes contre Eric G. et 25.000 euros contre DHL. Le jugement a été mis en délibéré au 19 novembre.
Voici quelques photos de la cérémonie organisé en mémoire de Jean CATELAS par le Député Maxime GREMETZ et les élus du groupe communiste et républicain du Conseil Régional de Picardie, le 19
septembre 2009.